Bob Gainey le fossoyeur bis

08 10 2009

Voici la liste des joueurs repêchés en première ronde après le choix du Canadien de Montréal depuis l'arrivée en poste de Bob Gainey comme directeur général en 2003. Ce sont donc des joueurs que le Canadien aurait pu repêcher si les dépisteurs de la Flanelle avaient eu un peu plus de flair...

2003 : Choix du Canadien : Andrei Kostitsyn

2004 : Choix du Canadien : Kyle Chipchura

  • Travis Zajac
  • Mike Green

2005 : Choix du Canadien : Carey Price

  • Devin Setoguchi
  • Luc Bourdon
  • Anze Kopitar

2006 : Choix du Canadien : David Fischer

  • Bobby Sanguinetti
  • Claude Giroux
  • Patrik Berglund

2007 : Choix du Canadien : Ryan McDonagh

  • Angelo Esposito
  • David Perron

2008 : Choix du Canadien : Danny Kristo en deuxième ronde. Pas de choix en première.

2009 : Choix du Canadien : Louis Leblanc

Pas de joueurs qui se démarquent jusqu'à maintenant cette année dans ce dernier repêchage.

Bref, les quatre dernières années de repêchage n'ont pas amené de gros joueurs au grand club. Quant aux années précédentes, il y aurait eu beaucoup de choix plus judicieux que ceux du Canadien. Bob Gainey sait-il s'entourer des bons recruteurs de talents? Et c'est sans compter les joueurs de premier plan qu'il a laissé partir pour presque rien. En d'autres mots, Bob Gainey sait-il reconnaître le talent et bien évaluer les joueurs qu'il met sous contrat ou qu'il repêche?

Les joueurs perdus depuis l'arrivée de Bob Gainey (échangés ou qui ont simplement quitté sans contrat) : Mike Ribeiro; Michael Ryder; Saku Koivu; Richard Zednik; Sheldon Souray; Patrice Brisebois; Francis Bouillon; Joé Juneau; Steve Bégin; Craig Rivet; Mike Komisarek; Alex Kovalev; Ron Hainsey; Christopher Higgins; Radek Bonk; Alexander Perezhogin; Mark Streit; Sergei Samsonov; Mikhail Grabovski; Alex Tanguay; Robert Lang; François Beauchemin; etc.

Que de talents perdus pour garder une équipe en morceau avec un seul trio de petits joueurs (Gionta, Cammalleri et Gomez)! C'est d'une tristesse pour les amateurs qui voient leur équipe s'étioler ainsi et qui ne peuvent que prendre une Molson pour se consoler...

 




Bob, le fossoyeur du CH

03 07 2009

Bob Gainey vient de désavouer son plan quinquennal en se départissant d'une dizaine de joueurs qu'il avait amenés avec le Canadien de Montréal depuis cinq ans. De plus, il a hypothéqué l'avenir du club en échangeant de jeunes joueurs repêchés au premier round (Higgins, McDonagh...) et en dilapidant les fonds de l'équipe pour les cinq prochaines années en mettant sous contrat fort lucratif des joueurs de deuxième trio qui n'ont jamais connu plus qu'une bonne saison dans la ligue nationale.

De plus, les François Beauchemin, les Alex Tanguay, les Patrice Brisebois, les Francis Boullion, etc., n'ont pas été retenu dans les emplettes de fin de saison du directeur général du seul club qui a été fondé pour donner une chance de jouer aux hockeyeurs francophones dans la ligue nationale.

Bref, encore une fois, Bob (et Trevor Timmons) montre son incompétence à gérer un club de hockey dans la nouvelle ligue nationale et son incompréhension de la dimension sociale des Glorieux.

Le Canadien de Montréal a-t-il une meilleure équipe que l'an passé? Pas sûr. En tout, une chose est certaine, le Tricolore est un club de petits joueurs qui aura encore de la difficulté à faire les séries cette année. L'histoire se répète depuis le départ de Patrick Roy et de Serge Savard. Le CH n'appartient plus aux Québécois. Bob Gainey construit un club à l'image des Maroons de Montréal. Les fans ne sont plus que les morons qui continuent d'appuyer une illusion avec nostalgie.





Québec bashing

21 06 2009

Ce qui me désole dans la vente du Canadien de Montréal aux frères Molson, ce n'est pas la transaction d'affaires ou l'aspect hockey de la nouvelle, mais les réactions des partisans qui sont soulagés que le tricolore ne soit pas tombé entre les mains de Pierre Karl Péladeau ou de René Angélil, deux hommes d'affaires qui ne connaissent rien au sport national.

Outre que ce dernier point est faux, je veux bien accorder que les frères Molson ont grandi dans le vieux forum et qu'ils ont côtoyé les grandes équipes glorieuses du passé. De plus, la famille Molson est associée au Canadien depuis 1957. De cet aspect hockey, il n'y a rien à dire.

Mais pourquoi diable ajouter qu'il n'aurait pas fallu, pour rien au monde, que le club ne devienne la propriété d'un autre groupe de financiers québécois? Maintenant que l'on sait que les brasseurs de bière se sont associés à M. Thomson de Toronto, pourquoi un Québécois n'aurait-il pas pu faire l'affaire?

La réaction soulagée de certains partisans frise l'anti-Québécois pure laine (sans jeu de mots). On est fier que le club fondé pour donner une place aux Canadiens français soit encore la propriété de Canadiens anglais qui font leur argent en nous vendant de la bière et des jeux...

Sans compter qu'un des arguments entendus contre l'éventuelle vente à Péladeau, soit la concentration du pouvoir et des médias entre les mains de Quebecor, tombe puisque le groupe Thomson est propriétaire d'encore plus de médias (journaux, magazines, postes de télévision dont RDS, etc.). Convergence, vous dites?

Somme toute, c'est une bonne nouvelle que la Sainte-Flanelle redevienne la propriété de Montréalais, comme les frères Molson. Mais si Péladeau, Angélil ou même Bronfman avait mis la main sur le CH, cela n'aurait pas été plus mal. Au contraire.

Heureusement, ce matin, Réjean Tremblay remet les pendules à l'heure.





Deux Anglos à la tête d'institutions québécoises pure laine?

13 03 2009

Cette semaine, on envisage sérieusement la possibilité que deux Anglophones prennent la tête de deux institutions québécoises profondément ancrées dans les mœurs québécoises. Il s'agit de Don Lever comme entraîneur des Canadiens de Montréal et de Michael Sabia qui pourrait tenir les rênes de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Est-ce que ces deux possibilités de nomination à la tête de deux fleurons québécois auraient été envisageables dans les années 1970? Évidemment, cela aurait été impossible. D'autant plus que le club de hockey le Canadien de Montréal a été fondé il y a 100 ans pour donner une chance à des joueurs francophones du Québec de jouer dans la ligue nationale de hockey. Et la Caisse de dépôt et placement a été mise sur pied par Jacques Parizeau en 1965 pour donner un levier économique puissant aux Québécois et leur assurer un avenir stable.

Deux Ontariens (Lever est unilingue anglophone et Sabia parle avec un fort accent anglais) seraient les dirigeants de deux entreprises québécoises qui ont été créées afin de donner des possibilités d'avenir à des Québécois.

Le seul fait d'envisager sérieusement ces deux possibilités sans que cela ne provoque des vagues de protestations illustre bien l'état d'esprit des Québécois d'aujourd'hui. Pire, il se trouve de nombreux Québécois qui soutiennent et applaudissent ces deux nominations.

La devise des Québécois est-elle vraiment : Je me souviens?




Le mal qui ronge le Canadien

10 03 2009

Saku Koivu a encore eu la tête d'un entraîneur. Depuis 15 ans qu'il est dans l'organisation, les entraîneurs n'ont jamais fait plus de trois ans à la barre et l'équipe n'est jamais allée plus loin que la seconde ronde en séries.

Le pire, c'est qu'à la mi-saison cette année, le Canadien était quatrième au classement général et menaçait de prendre la première position dans sa conférence. Gainey avait d'ailleurs dit dans son bilan de mi-saison que son meilleur coup avait été l'engagement de Carbonneau.

Que s'est-il passé il y a huit semaines pour que l'équipe plonge ainsi dans les bas-fonds de l'inertie obligeant le directeur général à limoger son vieil ami? Koivu est revenu au jeu. En première moitié de saison, le capitaine avait manqué la majorité des parties et on avait apposé l'insigne du capitaine à Kovalev. Tout allait donc assez bien avant le retour de Koivu et Higgins. Maintenant, c'est la débandade sur la glace, même si l'équipe est encore en cinquième position dans la conférence de l'est.

Il va falloir que quelqu'un en haut lieu juge des transactions manquées de Gainey, des choix aux repêchages discutables de son équipe de dépisteurs, de l'évaluation douteuse des talents des joueurs de l'équipe et, surtout, du mal qui ronge l'équipe depuis 15 ans : Koivu, le protégé du propriétaire Gillet.

La solution pour que le Canadien redevienne l'âme d'un peuple? Elle se situe dans l'expression même et la fondation de l'équipe : engager des joueurs québécois à talent égal aux autres joueurs provenant d'ailleurs et redonner le club aux partisans en leur permettant de s'identifier à leur équipe. Évidemment, le premier geste dans ce sens de la tradition à conserver est d'échanger Koivu, un joueur mesquin qui ne pense qu'à lui. Ensuite, aller chercher un directeur général québécois audacieux comme l'était Serge Savard et, finalement, engager un coach qui comprend l'importance du club pour le peuple québécois, comme tous les entraîneurs récents du Canadien qui ont eu maille à partir avec Koivu : Carbonneau, Julien, Therrien, Vigneault, Gainey, etc.




Échanger Koivu

28 11 2008

Le Canadien de Montréal connaît certaines difficultés depuis le début de l'année. Plusieurs facteurs peuvent expliquer les piètres résultats du club qui célèbre son centenaire cette année. Les blessures, le manque d'enthousiasme de certains joueurs, le manque de leadership au sein de l'équipe.

Contrairement à ce que certains prétendent, le Canadien n'a jamais rien gagné avec Saku Koivu comme capitaine. Depuis l'arrivée du petit Finlandais, la Sainte-Flanelle n'a participé qu'à un deuxième tour dans les séries, péniblement. Point. L'an dernier, le capitaine s'est blessé et a été absent pendant plusieurs semaines. C'est alors qu'on a apposé le C sur le chandail de nébuleux Russe Kovalev. Transformation radicale! Le grand Russe s'est mis à jouer comme un vrai leader, encourageant les jeunes joueurs et montrant l'exemple par sa hargne au jeu. C'est alors seulement que le tricolore est sorti du lot et a atteint des sommets. Premier au classement général et premier en attaque. Tous les joueurs savaient que l'équipe était celle de Kovy. Et tous tentaient de le suivre.

En série, malheureusement, Koivu est revenu, reléguant Kovalev au second rang. Le Canadien ne s'en est jamais remis. Les jeunes joueurs ne suivent pas le vaillant Finlandais et ne se sentent pas exaltés par son jeu comme par celui de l'artiste russe.

Kovalev ne sera jamais un second violon. Lorsque Koivu joue, il prend trop de place dans le vestiaire et sur la glace. Kovalev s'efface et entraîne les autres dans son sillage.

Pour le bien du club, le Canadien doit échanger Koivu, pendant qu'il a une bonne valeur marchande, et remettre le C sur le chandail de Kovalev. Lui seul peut revigorer les jeunes joueurs talentueux du CH et ramener le club au sommet.




Les coups à la tête...

28 10 2008

Est-ce parce qu'ils n'en ont pas que les joueurs de hockey se donnent des coups à la tête? C'est stupéfiant de constater le manque presque complet de respect des joueurs de hockey les uns envers les autres. Ils tentent souvent de blesser les autres joueurs pour les sortir du match. Il est loin le temps où les gentlemans avertissaient le joueur qui ne les voyait pas venir qu'ils étaient pour les frapper par-derrière. Larry Robinson a déjà dit qu'il avertissait les joueurs qui ne le voyaient pas venir lorsqu'il sentait que l'échec qu'il était pour leur appliquer pourrait causer des blessures graves. « Watchout », criait-il. On faisait la même chose du temps de Maurice Richard. C'est avec les Flyers de Philadelphie que les choses se sont gâtées. Aujourd'hui, les joueurs sont plus gros, plus rapides, la rigidité des équipements est plus grande et le respect entre les joueurs presque absent. Alors, on a des incidents à répétition et les commotions cérébrales se multiplient. On vend le hockey aux États-Unis par la violence des bagarres et des mises en échec « décapitantes ». Or, le hockey reste un sport marginal qui ne perce pas le marché américain. On pourrait changer de culture et vendre le hockey pour la rapidité du jeu, l'ingéniosité des attaquants talentueux, le respect entre les joueurs, leur fairplay, etc. Peut-être qu'alors le hockey atteindra un public plus vaste et qu'il sera en meilleure santé financière. Les amphithéâtres vides aux États-Unis se garniraient de véritables amateurs. Au Canada, le hockey reprendrait ses lettres de noblesse.




Point de bagarres

11 09 2008

Je suis déçu des nouvelles réglementations de la Ligue de hockey junior majeur concernant les bagarres. Mais je suis encore plus déçu de la déclaration de la ministre Courchesne qui affirme qu'on ne peut empêcher deux jeunes de jeter les gants et de se tapocher en public sur une patinoire. Partout ailleurs dans le monde, au hockey universitaire, dans les tournois olympiques, dans les tournois internationaux, au hockey collégial, etc., on ne tolère pas les bagarres. Seuls la LNH et les circuits juniors canadiens permettent à des athlètes de s'en prendre physiquement à un adversaire avec ses poings. C'est indigne pour notre sport national. Dans aucun autre sport majeur tel que le football, le basketball, le baseball, le tennis, le soccer, etc., on n'accepte que des joueurs se battent. Quand cela arrive, c'est l'expulsion de la partie. Point final. Pas d'interprétation sur la gravité de l'altercation. Pas de tergiversations sur l'instigateur, l'agresseur au premier ou au deuxième degré. Tout cela ne semble qu'une parade pour plaire à la ministre qui n'y a vu que du feu. C'est malheureux. Le hockey ne deviendra un sport sérieux et respectable que le jour où l'on mettra fin aux actes disgracieux qui le dénaturent.




Le devoir d'amour envers le Canadien de Montréal

21 04 2008

Longtemps, je n'ai pas aimé le Canadien de Montréal. Je détestais même le chandail bleu-blanc-rouge. Je trouvais cela quétaine, commun, pas original du tout d'aimer la sainte flanelle. Je n'avais aucun sentiment d'identification ou d'appartenance envers les Glorieux. Je préférais de beaucoup le jaune et noir des big bad Bruins. J'affectionnais les underdogs, les mésestimés, les négligés.

Il y avait peut-être là un sentiment de révolte mal dégrossi qui s'exprimait par mon aversion envers la pureté du saint suaire. « Les bras meurtris qui tendent le flambeau… », c'était trop cul-cul. Et, surtout, l'unanimité qui entraîne tout le monde à aimer la même chose, en l'occurrence un club de hockey, me révoltait. L'originalité devait s'exprimer par une adhésion à tout ce que les autres exécraient.

Il aura fallu la naissance d'un lien d'amitié universitaire pour que je commence à comprendre l'importance du Canadien dans l'affirmation d'une identité nationale. Mon nouvel ami de l'époque n'avait pas été élevé au Québec. En fait, sa mère l'avait envoyé dans des écoles en Californie, en Suisse et en Afrique. Il avait grandi à l'ombre de la vague de l'affirmation nationale du Québec dans les années 70.

Mais à chaque fois qu'il disait à des étrangers qu'il était Québécois d'origine, la même réaction, toujours : LE CANADIEN de Montréal! C'était la seule chose que ces étrangers connaissaient du Québec. Le reste, la poutine et la bière, les ceintures fléchées et les bancs de neige, ne représentaient rien pour ces personnes de par le vaste monde. Seul emblème de l'identité québécoise à l'étranger (c'était avant Céline Dion et le Cirque du Soleil) : la Sainte-Flanelle.

Pour ce fils d'écrivain québécois qui s'était suicidé par désespoir du manque d'affirmation nationale de ses compatriotes, le fait que le Canadien soit la seule référence pour les étrangers qu'il a rencontrés durant toutes ses années de formation était devenu comme le centre de sa propre identité perdue, le seul but de son errance sur la planète.

Lors de son retour au Québec, le Canadien représentait pour lui l'essence de la fierté québécoise. La patinoire devenait le seul endroit où les Québécois gagnaient les guerres successives (24 coupes, tout de même) sans armes sur les Anglais et pouvaient triompher sur la planète entière.

Pour lui, mon pays, ce n'était pas l'hiver, mais le Canadien de Montréal. Il était de son devoir de citoyen d'aimer aveuglément les Glorieux. Il y allait de son identité profonde. Sans le Canadien, il n'était plus rien, qu'un orphelin errant essayant d'échapper au spectre de son paternel désespéré qui avait mis fin à ses jours de façon tragique et spectaculaire dans une cour d'école.

Par respect pour mon nouvel ami, par solidarité, par compréhension de la dimension éthique et politique du geste, je devins alors un inconditionnel des Habitants à mon tour. Pour toujours, j'ai le devoir impératif d'amour envers le Canadien de Montréal, même s'il n'y a plus beaucoup de Québécois dans l'organisation. Mon hymne, pas original du tout, mais profondément ressenti : « Go Habs go. »




Bataille, violence, sport et ligue organisée

26 03 2008

Je sais bien que la majorité des sports sont issus d'une lente évolution d'anciens exercices guerriers. Lutte sans merci et que le meilleur gagne.

Or, il y a eu une évolution et les sports devraient ennoblir les instincts primaires. Comme les arts, ils représentent des sortes de sublimation des pulsions sauvages encadrées par des règles.

Ainsi, la violente agression de Jonathan Roy, le fil de Patrick sort des sentiers balisés des sports pour entrer dans les voies de fait. Un geste illégal condamnable de prison en tout autre lieu qu'une patinoire de hockey dans une ligue organisée (comme le crime organisé?).

Ce qu'il y a de pire dans ce geste déplorable, c'est qu'il ne portera pas encore à conséquence. Il ne servira même pas de leçon pour le monde du hockey.

Si ce merveilleux sport a tant de difficulté à percer le marché américain, c'est justement parce que des gestes disgracieux comme celui-là peuvent avoir lieu à tout moment dans un match.

Évidemment, les quelques rares spectateurs qui assistent aux matches de hockey aux États-Unis se lèvent de leur siège lorsqu'il y a une bagarre. Mais quand on attire ainsi 3000 spectateurs par match, on ne peut pas pavoiser et dire que les Américains aiment cela. D'autant plus qu'ils peuvent remplir un stade de football collégial de 70 000 places sans problèmes.

Tant que le hockey ne s'affranchira pas des batailles, on ne pourra pas prendre ce sport au sérieux et les joueurs de hockey ne pourront jamais servir de modèles pour les jeunes. Les Américains ne s'y trompent pas quand ils voient dans ce prétendu sport un spectacle de voyous sur patins qui se chamaillent pour un bout de caoutchouc en se tiraillant constamment.

 




Le vrai mensonge de Geneviève Jeanson

25 09 2007

Ce qui est le plus désolant, dans l'affaire Geneviève Jeanson, ce ne sont pas les mensonges répétés qu'elle met à jour, ni la tricherie qu'elle dévoile, ni la question de la drogue dans le sport d'élite qu'elle met en relief, mais plutôt une fois encore l'exemple d'une personnalité publique qui trompe les gens crédules que nous sommes tous.

Pour les jeunes qui se cherchent des repères, des exemples à suivre et des modèles, les impostures à répétitions des personnalités publiques fournissent plutôt des exemples à fuir et finissent certainement par miner toute crédibilité des figures d'autorité. Quand on voit des politiciens mentir de façon éhontée à la Commission Gomery (ou lors d'élections), quand on voit des hommes d'affaires tromper leurs clients ou les marchés financiers comme chez World Com, Enron ou Norbourg, quand on entend les sportifs nier l'évidence de la tricherie, quand on constate que ses propres parents tentent de contourner les lois de l'impôt pour économiser de l'argent et qu'ils bafouent les règles de la circulation pour aller plus rapidement en voiture, quand on constate que certains professeurs fabulent la plupart du temps, quand on lit des reportages qui déforment la réalité comme ceux sur les supposés accommodements raisonnables, bref quand partout règne le mensonge, on se retrouve avec un cynisme ambiant qui dégénère souvent en désengagement et désabusement de la part de la population.

La fermeté, la candeur, la franchise, l'insouciance, l'assurance, l'innocence de la jeunesse, toutes ces qualités qu'on retrouvait chez Geneviève Jeanson viennent d'être ternies à tout jamais. Si elle aussi ment, tout le monde peut mentir. Les cas énumérés précédemment suffisent à nous en convaincre. Peut-on faire autrement qu'être suspicieux désormais?




Un appel au boycott du Centre Bell!

10 09 2007

Riebero, Theodore, Esposito, Perrault, etc., et maintenant Brière. L'esprit du Canadien de Montréal a toujours résidé dans le soutien indéfectible des amateurs de hockey québécois à leur équipe. Depuis que le club a été vendu à un Américain qui n'a aucune racine au Québec et que Bob Gainey a pris les rênes du pouvoir, on se fout carrément des sentiments des partisans. Si, au moins le club gagnait et dominait... Mais non.

 

Nous avons un club de hockey médiocre depuis une quinzaine d'années. De plus, les Québécois ne se reconnaissent plus dans la Sainte Flanelle qui ressemble de plus en plus à un club de seconde catégorie. Pourquoi ne réagissons-nous pas? Pourquoi ne pas protester auprès de l'Organisation? Pourquoi ne pas manifester notre désaccord publiquement en faisant une marche symbolique contre la détérioration de notre patrimoine aux mains d'un Américain et d'un ancien joueur qui semble dépassé par les contraintes du hockey moderne?

 

On ne pourra jamais plus avoir une dynastie comme auparavant. Mais on devrait au moins avoir un club compétitif année après année et qui nous ressemble. Si le Canadien ne méprise pas son public qui le soutient aveuglément depuis ses origines, il devrait au moins lui fournir une équipe gagnante dans laquelle les admirateurs pourraient se reconnaître.

 

Au lieu de cela, nous avons un club qui se maintient péniblement dans le milieu du peloton et qui n'a aucun caractère distinctif.

 

En fait, nous avons été dépossédés de notre équipe de hockey, d'une partie de notre identité et nous n'avons même pas protesté. Il est temps de mettre un terme à l'insulte et de se tenir debout, loin du Centre Bell!